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16 février 2011

www.vaincrelesmici.fr

02 mars 2010

PROBIOTIQUES : définition et utilisations possibles

BELGIQUE, 02 mars 2010 (Toute la diététique !) - Les effets bénéfiques d’aliments contenant des probiotiques, en particulier les produits laitiers fermentés, sont de plus en plus vantés par les professionnels de la santé et notamment auprès des personnes à risque telles que les enfants, les femmes enceintes ou encore les personnes âgées. De nombreuses études ont démontré que ces micro-organismes pourraient jouer un rôle important, non seulement sur les fonctions digestives et respiratoires, mais également sur le système immunitaire.

Les probiotiques sont définis par l’Organisation Mondiale de la Santé comme étant des micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont administrés en quantités adéquates, produisent un bénéfice pour la santé de l'hôte. Parmi ces avantages, le renforcement des défenses immunitaires est un point qui a fait l’objet de nombreuses études, qu’il s’agisse de sujets sains ou de situations particulières.

Une aide contre le stress

Le stress, qu’il soit physique ou psychique, peut très souvent favoriser le développement de certaines pathologies telles que des infections des voies respiratoires par exemple. Or, il a été démontré que chez les personnes en situation de stress, la consommation de probiotiques présentait un avantage non négligeable pour les défenses immunitaires.

Un essai mené en Espagne en 2004 chez des étudiants universitaires en période d’examen effectivement mis en évidence le fait que la consommation de laits fermentés contenant à la fois les ferments du yaourt et une souche de Lactobacillus casei permettait de moduler le nombre de cellules lymphocytaires.

De même, une étude menée en 2007 chez des militaires français a également mis en évidence l’intérêt d’une supplémentation en ce probiotique particulier sur la prévention de la propagation des infections à travers les voies respiratoires.

Avantageux pour le sportif

Les pratiques nutritionnelles qui favorisent un bon état de santé ainsi que des performances athlétiques optimales présentent un intérêt évident pour les athlètes, les entraîneurs, les diététiciens et médecins du sport. Ici encore les probiotiques peuvent être utiles car ils de modulent la flore microbienne intestinale et permettent ainsi de renforcer les fonctions immunes et intestinales.

La flore microbienne intestinale est composée d’une multitude de bactéries situées dans le tractus gastro-intestinal. Ces bactéries font partie intégrante de l'ontogenèse et de la régulation du système immunitaire, barrière de l'organisme contre les infections et contribuent au maintien de l'homéostasie intestinale.

Les interactions de la flore microbienne intestinale avec les cellules épithéliales de l'intestin et le système immunitaire cellulaire exercent des effets bénéfiques sur les voies respiratoires supérieures, la peau et les voies uro-génital. Or il a été démontré que certains probiotiques, notamment des souches de Lactobacillus casei, avaient la propriété de moduler les perturbations survenant dans la fonction immunitaire après la pratique intense d’exercice physique.

Des études complémentaires sont cependant nécessaires pour répondre aux questions de la dose-réponse nécessaire, de l’importance des effets suivant les espèces spécifiques, des mécanismes d'action et enfin, pour disposer de résultats cliniques en termes de santé et de performances.

A consommer quotidiennement

Au vu des nombreuses études citées, il semble donc que les probiotiques présentent un réel intérêt dans le renforcement des défenses immunitaires. Les auteurs insistent cependant systématiquement sur la nécessité de consommer quotidiennement ces micro-organismes. En effet, il faut savoir qu’un probiotique persiste entre 2 et 20 jours au maximum dans l’intestin. Voilà pourquoi il s’avère essentiel de ne pas interrompre la consommation de produits laitiers à base de probiotiques afin de pouvoir bénéficier des avantages qu’ils renferment en permanence.

De plus, étant des produits laitiers, ces aliments contiennent du calcium dans des quantités qui, bien qu’elles soient modestes, participent néanmoins à la couverture de nos apports journaliers en ce micronutriment, qui plus est s’ils sont consommés quotidiennement.

Références :

(Par Alexandre Dereinne, diététicien)

Source : Health and Food

15 février 2010

MICI et Alimentation

De nombreuses réponses à vos questions à découvrir au fil de l'interview que j'ai donné il y a quelques mois ; les réponses sont toujours d'actualité....
pour découvrir le reportage et les réponses aux questions cliquez sur le titre de l'article ou accédez à l'interview par le lien suivant:
http://www.vousnetespasseul.fr/?gclid=CNm2y7qD858CFc9i4wodTg2gXQ#/expert/archive/4/

a vos questions!!!!

pour découvrir de nombreux interviews d'experts sur des sujets plus importants les uns que les autres...n'hésitez pas à consulter le site : www.vousnetespasseul.fr

02 février 2010

Vitamine D et Maladie de Crohn

MONTREAL, 02 février (Toute la diététique !) - Une nouvelle étude révèle que la vitamine D, facilement disponible sous la forme de suppléments ou dans l’huile de foie de morue, pourrait permettre de lutter contre les effets de la maladie de Crohn. John White, endocrinologue à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, est à la tête d’une équipe de scientifiques de l’Université McGill et de l’Université de Montréal qui présente ses derniers résultats concernant la maladie inflammatoire de l’intestin dans le Journal of Biological Chemistry.

« De la vitamine D pour lutter contre la maladie de Crohn » - Crédit photo : www.projardins.org« Pour la première fois, nos données laissent entrevoir le fait qu’une carence en vitamine D pourrait contribuer à la maladie de Crohn », livre le Dr White, professeur au département de physiologie de l’Université McGill en soulignant que les personnes vivant dans l’hémisphère Nord - une région du monde qui reçoit moins de soleil qui est nécessaire à la fabrication de la vitamine D par le corps humain - sont particulièrement vulnérables à la maladie de Crohn.

La vitamine D, sous sa forme active (1,25-dihydroxyvitamine D), est une hormone qui se lie aux récepteurs des cellules du corps. L’intérêt particulier que porte le Dr White à la vitamine D concerne les effets qu’elle pourrait avoir dans la lutte contre le cancer. Puisque ses résultats de recherche mettaient constamment en évidence les effets de la vitamine D sur le système immunitaire, et plus particulièrement sur le système immunitaire inné qui est la première barrière de défense contre les microbes envahisseurs; il s’est donc intéressé à la maladie de Crohn.

« C’est une dysfonction du système immunitaire inné, au niveau de l’attaque des bactéries intestinales, qui engendre une réponse inflammatoire pouvant conduire à une maladie auto-immune », insiste-t-il.

L’effet de la vitamine D

L’équipe du Dr White a constaté que la vitamine D intervenait directement sur le gène bêta-défensine 2, lequel code un peptide antimicrobien, et sur le gène NOD2 qui informe les cellules de la présence de microbes envahisseurs. Les deux gènes ont été associés à la maladie de Crohn. Si le gène NOD2 est déficient ou altéré, il ne peut lutter contre l’envahisseur dans le tractus intestinal.

Le Dr White souligne que l’aspect le plus encourageant de cette découverte en matière de génétique tient à la rapidité avec laquelle elle peut être mise à l’épreuve. « Les enfants de patients souffrant de la maladie de Crohn qui n’ont pas encore développé cette maladie seraient bien avisés de s’assurer de ne pas souffrir de carence en vitamine D. Pour pallier ce problème, rien de plus simple que d’aller à la pharmacie et d’acheter des suppléments de vitamine D. La majorité de ces personnes pourrait éventuellement être candidate pour un traitement à base de vitamine D. »

« Cette découverte est intéressante, car elle montre qu’un supplément disponible en vente libre comme la vitamine D pourrait aider les personnes à se défendre contre la maladie de Crohn », s’enthousiasme Marc J. Servant, professeur à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et collaborateur de l’étude. « Nous avons trouvé une nouvelle voie de traitement pour les personnes souffrant de la maladie de Crohn ou d’une autre maladie inflammatoire intestinale. »